Qu'y a-t-il au delà de la mélodie ? Un "objet musical" a d'autres facettes : le rythme des timbres, des formes...
Jean-François Vrod et ses acolytes (Sylvain Lemètre au zarb, Frédéric Aurier au violon) prennent dans ce festival pour base les traditions musicales populaires, plus particulièrement celles
recueillies depuis les années 1970, auprès des violoneux du Massif Central. Ils les décortiquent et nous en offre une nouvelle lecture, détachée du respect des figures mélodiques et marquée par
l'improvisation.
Tout en étant iconoclastes, ils sont (pas si paradoxalement que ça), parfaitement fidèles à ces traditions musicales, sans doute beaucoup plus que d'autres réinterprétations "au pied de la
lettre", folk ou folkloriques.
En écoutant cet album d'accès paut être pas toujours aisé (quoique...), que certains classeraient peut-être dans la "musique contemporaine", on sent pourtant toujours la présence de vieux
violoneux "collectés" : leur style, leur esprit, leur fantaisie surtout !
Trad mag n° 112 - Guillaume Veillet
« A partir de sa rencontre avec la musique tradi-tionnelle de l’Auvergne et du Limousin, en passant par sa participation à des groupes divers (Café-Charbons, Compagnie chez Bousca...), à
partir de ses rencontres violonistiques (Pifarely, Molard, Durif, Champeval...), à partir de sa rencontre avec le cinéma et les musiques de films, Jean-François Vrod a construit sa personnalité
de musicien d’expérience.
(...) Jean-François Vrod nous donne une preuve supplémentaire qu’il est possible, tout en conservant un style traditionnel, de créer une musique d’aujourd’hui ».
Xavier Vidal «Pastel» juillet-août 1994, N° 21
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« Sans doute le violoniste le plus en vue en France, Jean-François Vrod s’est frotté sans se piquer à de nombreux groupes et musiciens. Il a une grande curiosité pour tous les jeux de
violons, et, face à eux, une grande modestie ».
Alain Swietlik «Télérama» 11 janvier 1989, N° 2035
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« Voilà un disque qui ferait presque songer à la palette d’un peintre. Tant de choses s’y exposent en effet à nos yeux, qui finissent bien par nous livrer un portrait... Celui d’un violoneux
- jouant fort juste, Vrod en a instinctivement le son et ne cherche jamais à s’en démarquer en sonnant plus pur - imprégné des traditions musicales du Massif Central, dont le coeur recèle un
infini potentiel de voyages et de rêves qu’il nous laisse entrevoir sur de belles nappes de bourdons... Un disque apaisant à écouter en se disant que là-bas, au delà des dernières cheminées qui
hachent l’horizon, il y a encore un coin d’arbres ou une vallée que l’on sent battre rien qu’en fermant les yeux, par la seule magie d’un violon ».
Marc Robine «Paroles et Musiques» février 1988, N° 4
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« On y retrouve l’essentiel de l’art du violoniste de celui qu’on appelait, il y a bien longtemps, le petit « prodige ». Le folkeux, le collecteur, le novateur et j’en passe et des
meilleures. Cet enregistrement nous donne toutes les facettes du personnage. Le propa-gateur du « violon corrézien » côtoie l’adepte des musiques progressives. Quel que soit le style ou
l’oeuvre, Jean-François Vrod fait preuve d’une grande maîtrise de son instrument. Un sacré coup de patte.
(...) Jean-François Vrod est un artiste à part entière ».
Thierry Laplaud «Trad Mag» mai-juin 1994, N° 34
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« Joining Susy on the latter was Jean-François Vrod of France’s Trio Violon; and it was Vrod’s own set with Chris Wood that provided probably the most spellbinding piece of the evening ».
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A propos du concert « Fiddles on Fire » au Queen Elizabeth Hall à Londres, février 1994
Phil Wilson «Folk Rotts» mai 1994, N° 131
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« Tour à tour émouvant, poétique ou amusant, le musicien ne laisse pas indifférent. Il a fait découvrir des dynasties entières de violoneux passionnés à l’aide de contes, d’anecdotes ou
encore de légendes.
La musique y est souvent assimilée à une quête de la perfection. Le violon répond à ces histoires et Jean-François Vrod enchaîne avec virtuosité bourrées traditionnelles et créations
personnelles. « De Mémoire de Violon » est l’oeuvre d’un conteur-musicien amoureux d’une région ».
«La Voix du Nord» 22 septembre 1998
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« Avant d’entrer en scène, Jean-François Vrod diffuse une bande son de collectage qui nous plonge pendant quelques minutes dans l’univers sonore hallucinant des violoneux auvergnats.
Le musicien qui vient cite ses sources puis dans un jeu musico-théâtral très travaillé, alternant des portraits contés, humains et vivants des grands violoneux qu’il a eu la chance de côtoyer et
des interprétations musicales superbes tant sur le plan sonore que visuel.
Jean-François Vrod nous aide à comprendre les hommes et le monde musical complexe, en apparence inaccessible, que le collectage nous a révélé tout à l’heure.
Jean-François Vrod nous donne ici un spectacle beau et passionnant pour tout public. En même temps, il livre en filigrane, aux spectateurs plus spécialisés, une vision complète et détaillée des
évolutions qu’il juge nécessaires à nos savoirs musicologiques et nos pratiques artistiques.
Patrice Conte «Accordance» février-mars 1999
Pas si bête quand on y pense...
26 04 2002
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Le violoniste Jean-François Vrod a construit son spectacle, " L'idiome du village ", autour de la folie, de l'objet détourné et de l'art brut, ces langages pluriels hors normes mais qui débordent sur la liberté.