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Jean-François Vrod

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Les publications et chroniques

 

Chronique de Jean-Léon Pallandre du disque l'Après de l'avant par le trio la Soustraction des Fleurs dans Revue et corrigée n°103

 

Critique du disque l'Après de l'avant par le trio la Soustraction des Fleurs et Interview de Jean-François Vrod dans le Trad Mag de Mars 2015

 

La Voix Du Nord - 24 Mai 2011 à propos de la résidence à Calais

Nord Littoral - 24 Mai 2011à propos de la résidence à Calais

La Soustraction des Fleurs au festival Berlioz 2010

Article Le bien public à propos du concert L'après de l'avant au festival Why Note le 31 Mars 2011

Trad Mag en couverture
Jean-François est l’artiste associé des Rencontres de Saint Chartier 2008. Un bon prétexte pour faire le point. On parlera de violon, bien sûr, et de bien d’autres choses. Portrait d’un musicien trad d’aujourd’hui.
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Dauphiné libéré - Aout 2007 à propos du concert "Retour sur le Coissard Balbutant"

Divers

Qu'y a-t-il au delà de la mélodie ? Un "objet musical" a d'autres facettes : le rythme des timbres, des formes...

Jean-François Vrod et ses acolytes (Sylvain Lemètre au zarb, Frédéric Aurier au violon) prennent dans ce festival pour base les traditions musicales populaires, plus particulièrement celles recueillies depuis les années 1970, auprès des violoneux du Massif Central. Ils les décortiquent et nous en offre une nouvelle lecture, détachée du respect des figures mélodiques et marquée par l'improvisation.

Tout en étant iconoclastes, ils sont (pas si paradoxalement que ça), parfaitement fidèles à ces traditions musicales, sans doute beaucoup plus que d'autres réinterprétations "au pied de la lettre", folk ou folkloriques.
En écoutant cet album d'accès paut être pas toujours aisé (quoique...), que certains classeraient peut-être dans la "musique contemporaine", on sent pourtant toujours la présence de vieux violoneux "collectés" : leur style, leur esprit, leur fantaisie surtout !

Trad mag n° 112 - Guillaume Veillet

« A partir de sa rencontre avec la musique tradi-tionnelle de l’Auvergne et du Limousin, en passant par sa participation à des groupes divers (Café-Charbons, Compagnie chez Bousca...), à partir de ses rencontres violonistiques (Pifarely, Molard, Durif, Champeval...), à partir de sa rencontre avec le cinéma et les musiques de films, Jean-François Vrod a construit sa personnalité de musicien d’expérience.
(...) Jean-François Vrod nous donne une preuve supplémentaire qu’il est possible, tout en conservant un style traditionnel, de créer une musique d’aujourd’hui ».
Xavier Vidal «Pastel» juillet-août 1994, N° 21

« Sans doute le violoniste le plus en vue en France, Jean-François Vrod s’est frotté sans se piquer à de nombreux groupes et musiciens. Il a une grande curiosité pour tous les jeux de violons, et, face à eux, une grande modestie ».
Alain Swietlik «Télérama» 11 janvier 1989, N° 2035

« Voilà un disque qui ferait presque songer à la palette d’un peintre. Tant de choses s’y exposent en effet à nos yeux, qui finissent bien par nous livrer un portrait... Celui d’un violoneux - jouant fort juste, Vrod en a instinctivement le son et ne cherche jamais à s’en démarquer en sonnant plus pur - imprégné des traditions musicales du Massif Central, dont le coeur recèle un infini potentiel de voyages et de rêves qu’il nous laisse entrevoir sur de belles nappes de bourdons... Un disque apaisant à écouter en se disant que là-bas, au delà des dernières cheminées qui hachent l’horizon, il y a encore un coin d’arbres ou une vallée que l’on sent battre rien qu’en fermant les yeux, par la seule magie d’un violon ».
Marc Robine «Paroles et Musiques» février 1988, N° 4

« On y retrouve l’essentiel de l’art du violoniste de celui qu’on appelait, il y a bien longtemps, le petit « prodige ». Le folkeux, le collecteur, le novateur et j’en passe et des meilleures. Cet enregistrement nous donne toutes les facettes du personnage. Le propa-gateur du « violon corrézien » côtoie l’adepte des musiques progressives. Quel que soit le style ou l’oeuvre, Jean-François Vrod fait preuve d’une grande maîtrise de son instrument. Un sacré coup de patte.
(...) Jean-François Vrod est un artiste à part entière ».
Thierry Laplaud «Trad Mag» mai-juin 1994, N° 34

« Joining Susy on the latter was Jean-François Vrod of France’s Trio Violon; and it was Vrod’s own set with Chris Wood that provided probably the most spellbinding piece of the evening ».

A propos du concert « Fiddles on Fire » au Queen Elizabeth Hall à Londres, février 1994
Phil Wilson «Folk Rotts» mai 1994, N° 131

« Tour à tour émouvant, poétique ou amusant, le musicien ne laisse pas indifférent. Il a fait découvrir des dynasties entières de violoneux passionnés à l’aide de contes, d’anecdotes ou encore de légendes.
La musique y est souvent assimilée à une quête de la perfection. Le violon répond à ces histoires et Jean-François Vrod enchaîne avec virtuosité bourrées traditionnelles et créations personnelles. « De Mémoire de Violon » est l’oeuvre d’un conteur-musicien amoureux d’une région ».
«La Voix du Nord» 22 septembre 1998

« Avant d’entrer en scène, Jean-François Vrod diffuse une bande son de collectage qui nous plonge pendant quelques minutes dans l’univers sonore hallucinant des violoneux auvergnats.
Le musicien qui vient cite ses sources puis dans un jeu musico-théâtral très travaillé, alternant des portraits contés, humains et vivants des grands violoneux qu’il a eu la chance de côtoyer et des interprétations musicales superbes tant sur le plan sonore que visuel.
Jean-François Vrod nous aide à comprendre les hommes et le monde musical complexe, en apparence inaccessible, que le collectage nous a révélé tout à l’heure.
Jean-François Vrod nous donne ici un spectacle beau et passionnant pour tout public. En même temps, il livre en filigrane, aux spectateurs plus spécialisés, une vision complète et détaillée des évolutions qu’il juge nécessaires à nos savoirs musicologiques et nos pratiques artistiques.
Patrice Conte «Accordance» février-mars 1999

LA MONTAGNE, Moulins, "L'IDIOME DU VILLAGE "

Pas si bête quand on y pense...

 
26 04 2002

Comment cela a commencé, ou plutôt comment en sommes-nous arrivés là ? Jean-François Vrod pose la question dans " L'idiome du village ", un spectacle musical et de contes qui navigue hors des conventions. Au coeur des interrogations, la folie, ce langage étrange, créatrice et source d'étonnement.
JEAN-FRANÇOIS VROD, concepteur de " L'idiome du village", présenté samedi soir, au théâtre de La Motte, est un autodidacte du violon, un virtuose qui détourne les objets de leur fonction initiale pour en créer d'autres pas du tout conventionnels ; un cintre suffit à faire l'archer
" Ce qui m'importe c'est le son ", résume le créateur de ce spectacle musical et de contes. Attaché aux valeurs du passé et aux traditions, Jean-François Vrod utilise d'ailleurs plusieurs langages : les images, les musiques, les couleurs, l'imagination. Avec lui, les vieux tourne-disques reprennent du service.
Cela dit, il est une langue qui fascine l'étrange personnage, celle des idiots : parce que "l'idiot, c'est celui qui pense tout de rien et rien de tout ", selon le vieux sage du conte. C'est celui qui avait, dans le village, un statut particulier. Mais l'idiot, c'est surtout celui qui s'interroge sur l'essentiel en même temps que sur la futilité des choses. C'est en somme celui qui cueille la vie par ses extrémités. Ses modèles ? Urbain, Louis le musicien " à côté de l'académie", et puis Gaston, Jean ou Chastagnole, celui qui jouait du violon en virtuose, d'un seul doigt.
L'ART BRUT, UN MODÈLE
Jean-François Vrod s'est aussi inspiré des extraits de " trait d'union ", un recueil conservé à la bibliothèque d'un hôpital spécialisé, en Lozère, pour donner la parole à ceux qui n'ont pas coutume de l'avoir : " Maman, je t'écris pour te dire que je ne sais pas si peut-être je vais bien ou celle-ci encore qui s'est aperçue que " le chien couche avec la vache ". Étranges réflexions.
Mais si " Dieu créa la femme et l'homme à son image ", il créa aussi le " premier idiot ". Une inspiration de génie finalement, un être coulé dans un moule d'art brut, estampillé Jean Dubuffet. On pense alors à Auguste, interné parce qu'il montait dans les trains, sa passion, parce qu'il les aimait au point de les faire dérailler. Alors il se mit à sculpter, devinez quoi ? Des fées. Non pas des trains mais des fées, dans un geste libertaire qui va à l'essentiel, pas celui des écoles, mais de l'absurdité.
Pour un peu, Picasso en serait jaloux et Eluard aussi. Aimable, le poète s'est lui aussi penché sur des questions aussi
essentielles que " pourquoi un mouton ne peut-il pas nager longtemps ? ". Du délire, de la folie, de l'imagination, JeanFrançois Vrod parcourt le monde des arts de ses yeux d'autodidacte en prenant pour sienne cette conclusion de Gaston : "Tu sais, l'ignorance, ça ne s'apprend pas". Quel " fada " pense-t-on ! Mais au fait, fada cela veut dire aussi l'enfant des fées...
" L'idiome du village " dérange parce qu'il révèle tout simplement notre propre folie, enfermée dans des carcans pré-établis difficiles à rompre. Pourtant, la liberté commence là où tout le monde s'arrête, c'est-à-dire derrière cette norme ! " O comme oser ", conclut-il ; oser être différent. Voilà la leçon de Jean-François Vrod.

Le violoniste Jean-François Vrod a construit son spectacle, " L'idiome du village ", autour de la folie, de l'objet détourné et de l'art brut, ces langages pluriels hors normes mais qui débordent sur la liberté.